|
4/-Cas d’accidents de travail : on note 3 cas différents :
a)-Incapacité temporaire : les Allocations Familiales sont maintenues pendant la période où la victime d’un
accident de travail perçoit des indemnités journalières au titre des
accidents de travail.
b)-Incapacité
permanente : si cette incapacité est totale, les
allocations familiales lui seront dues tant que les enfants remplissent
les conditions pour y bénéficier.
Si cette incapacité est partielle, les allocations peuvent être dues indépendamment
de la perception d’un salaire si le taux de cette incapacité est égal
ou supérieur à 50%.
Ces prestations ne peuvent se cumuler avec celles que pourrait percevoir
l’assuré du fait d’une activité salariée exercée par le titulaire
d’une rente d’un taux au moins égal à 50%.
c)-Accident mortel : en cas d’accident suivi de mort, les enfants de la
victime continuent à être bénéficiaires des Allocations Familiales tant
qu’ils remplissent les conditions d’attribution.
Toutefois, il ne doit pas y avoir de cumul entre ces prestations et celles
que le conjoint
survivant ou , s’il se remarie, le nouveau chef de famille pourrait
percevoir du chef de ces enfants en raison de son activité salariée.
5/-Cas de
chômage : les allocations sont maintenues aux assurés ayant
perdu leurs emploi de façon involontaire pour raison économique tant
qu’ils perçoivent les indemnités de l’assurance chômage. Le salarié en fin de droit à l’assurance chômage qui
n’a pu se réinsérer dans la vie active, continue de bénéficier des
Allocation Familiales pour une période de 12 mois.
6/-Cas de retraite ou retraite anticipée : le
droit aux Allocations Familiales est conservé au titulaire d’une
pension de retraite ou retraite anticipée du chef des enfants à charge
qu’ils soient nés avant ou après la date d’admission en retraite et
quelque soit l’age auquel l’allocataire a été mis en retraite.
7/- Cas
de Militaires Anciens salariés accomplissant leur service national :
les Allocations Familiales sont maintenues, pendant la durée légale
du service national, aux salariés affiliés à une caisse au moment de
leur appel sous le drapeau.
8/- Cas
où l’allocataire a dû interrompre son travail à la suite d’une décision
privative de liberté : le droit aux Allocations Familiales
est maintenu pendant toute la durée de détention préventive au profit
du salarié qui a dû interrompre son travail du fait d’une décision
privative liberté.
8/-Maintien
des Allocations à la veuve de l’allocataire décédé : en
cas de décès de l’allocataire, quelle qu’en soit la cause (à
l’exception du décès faisant suite à un accident de travail évoqué
précédemment ) le bénéfice des Allocations Familiales est maintenu au
profit de sa veuve, lorsque celle-ci n’a pas elle même un droit propre
à ces prestations, sous réserve de certains conditions :
-
Avoir exercé une activité salarié, lui ouvrant droit aux
Allocations Familiales, pendant 6 mois durant l’année précédent le décès.
-
N’avoir pas cessé son travail au moment du décès, pour
cause autres que celles indemnisées par les assurances sociales.
-
Avoir satisfait aux conditions d’ouverture des droits permettant
la perception de l’allocation décès
|